Vendredi 27 juin 2014 à 19h (Combourg, Aire du Linon / Gratuit)

(faire) cabane

Anne Collod et Mathias Poisson

Production : association ... & alters.

L’association … & alters est associée à la Briqueterie Centre de Développement Chorégraphique du Val de Marne (2014-2016) et est soutenue par la DRAC Île-de-France et le Ministère de la Culture et de la Communication au titre de l’Aide aux Compagnies.

Avec la participation de : David Besson, Hervé Catherine, Aurélie Froc, Manon Rolland, Marion Stoll, Iris Tlemsamani.

 

40 min / 2007

(faire) cabane est une pièce chorégraphique et plastique in situ pour un chœur de personnes et de matériaux. (faire) cabane crée des cabanes vivantes et en mouvement qui s’animent à partir d’un ensemble d’actions mises en jeu par des partitions chorégraphiques. Le projet s’invente à partir de la spécificité de chaque lieu. Chaque participant, suivant sa partition, active et se laisse emmener par des objets ou des matériaux, en lien avec l’ensemble du groupe se mouvant de concert sur le site. Ces cabanes vivantes se déplacent et se reconfigurent en une série d’apparitions changeantes où les matériaux font corps et les individus font signe, en écho ou en contraste avec les éléments du lieu.

 

 

Tantôt formes compactes avec peaux ou carapaces, tantôt treillis subtil de corps-abris, ces cabanes sont animées par le plaisir du jeu, traversées par l’errance, guettées par l’assoupissement sous la menace permanente du conflit et de la dissolution. Elles tentent avec ardeur de concrétiser, dans la brièveté du temps qui leur est donné, l’improbable élan d’un construire ensemble et la fragile possibilité d’une intimité partagée. Habitation éphémère et décalée, la cabane convoque des imaginaires multiples. Plus que sa dimension fonctionnelle, c’est sa dimension symbolique et sa capacité à faire advenir d’autres expériences du lieu et d’autres perceptions du collectif qui intéresse les artistes.

 

(faire) cabane a été accueilli à l’École Supérieur d’Art d’Aix-en-Provence à Lamelouze (Cévennes) et au festival Entre cour et jardins de Dijon en 2007, au festival À Domicile (Finistère) et au festival Plastique Danse Flore au Potager du Roi à Versailles en 2009, à l'Université de Paris 8 (département danse) en 2010, dans les jardins de la Briqueterie/Centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne en mai 2014, dans le cadre de la journée des voisins.

Anne Collod danse pour différents chorégraphes puis co-fonde le Quatuor Albrecht Knust (1993-2001), collectif d'interprètes dédié à la recréation, à partir de partitions, d’œuvres chorégraphiques du début du XX° siècle. À compter de 2001, en parallèle à sa participation à des projets de Laurent Pichaud, Boris Charmatz, Alain Michard ou Cécile Proust, elle continue à interroger l’outil partitionnel et axe son travail sur les utopies du collectif. Elle propose notamment en 2008 et 2011 deux réinterprétations d'une pièce majeure de la chorégraphe américaine Anna Halprin, Parades & Changes (1965). Ce travail de recréation tourne internationalement et est récompensé par un Bessie Award à New York en 2009. Anne Collod est lauréate en 2010 et 2011 du programme de résidence Hors les Murs de l’Institut Français et de l’Aide à la Recherche et au Patrimoine pour son projet de recherche autour des danses macabres qui la mène au Mexique et au Japon. Elle prépare, sur ce thème des relations entre les vivants et les morts, une création pour l’automne 2014, Le Parlement des invisibles, qui invite une danse macabre allemande des années 30 à venir hanter le plateau. Elle s’intéresse à la création in situ et propose en 2007 (faire) cabane, performance chorégraphique et plastique pour un chœur d’amateurs et de matériaux avec le designer Mathias Poisson. Elle est également membre du collectif Dingdingdong - Institut de coproduction de savoir sur la maladie de Huntington - qui rassemble des artistes, des chercheurs et des philosophes. Elle est par ailleurs diplômée de la méthode Feldenkraïs et est régulièrement invitée à enseigner dans différents lieux de formation (Université Paris VIII, CCN de Montpellier, CDC Toulouse, etc.)

 

Mathias Poisson. Plasticien, performeur et dessinateur, il fait de la promenade un territoire d’expérimentation artistique. Il a commencé ses recherches en écrivant un guide touristique des villes du bord de mer en Méditerranée. Récemment Mathias Poisson organise des visites guidées ou des promenades conçues comme des expériences chorégraphiques autant pour les guides que pour les spectateurs (Fuites Raffinées, les Promenades Blanches en collaboration avec Alain Michard ; Bande Passante et Promenade Floue en collaboration avec Manolie Soysouvanh). Il propose des voyages immobiles à travers des récits de promenades illustrés (une conférence à l’échelle un et Lecturade Méditerranéenne en collaboration avec Virgine Thomas).
Parallèlement, il est interprète et scénographe pour Alain Michard, La revue Eclair (Corine Miret et Stéphane Olry), Anne Collod et occasionnellement pour Xavier Marchand, Catherine Contour ou Pierre Droulers.