Dimanche 1er juillet 2012 à 15h

Au Château de la Ballue, Bazouges-la-Pérouze

Duo du Faune et de la grande nymphe

Boris Charmatz et Emmanuelle Huynh

Extrait de : L’Après-midi d’un faune (1912)

Musique : Prélude à l’Après-midi d’un faune de Claude Debussy

D’après Vaslav Nijinski (1889-1950)

Interprétation : Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh

L’Après-midi d’un faune a été créé le 29 mai 1912 au Théâtre du Châtelet à Paris.

Le duo a été transmis à Boris Charmatz et Emmanuelle Huynh

par le Quatuor Knust, d’après la partition de Nijinski

Durée : 20 min

L’Après-midi d’un faune de Vaslav Nijinski est considérée comme une œuvre majeure de l’histoire de la danse. Bien qu’issue d’un cadre de production classique – les Ballets russes – cette pièce inaugure la modernité en danse. L’œuvre de Nijinski permet également une approche transversale d’un contexte artistique foisonnant : le poème éponyme de Stéphane Mallarmé, la musique de Claude Debussy, les décors et les costumes de Léon Bakst, les phototypies d’Adolf de Meyer. Avec L’Après- midi d’un faune, c’est un pan entier de l’histoire de l’art qui se dévoile. ‘‘Vaslav commença officiellement à répéter L’après-midi d’un faune à Monte-Carlo. Il lui fallut quatre- vingt-dix répétitions, ce qui peut sembler beaucoup pour une chorégraphie de dix minutes. Ce n’était pourtant pas trop si l’on considère la nouveauté de ce qui était demandé aux danseurs. C’était la première fois que l’on montait et répétait une danse comme on le fait d’habitude pour une partition musicale.’’

Bronislava Nijinska

Dimanche 1er juillet 2012 à 15h

Au Château de la Ballue, Bazouges-la-Pérouze

Boléro, 2

Boris Charmatz et Emmanuelle Huynh

Duo extrait de : Trois boléros (1996)

Conception : Odile Duboc et Françoise Michel

Chorégraphie : Odile Duboc

Interprétation : Emmanuelle Huynh et Boris Charmatz

Musique : Maurice Ravel

Interprétée par : l’Orchestre Symphonique de la RAI de Milan

sous la direction de Sergiu Celibidache

Durée : 20 min

‘‘Les deux danseurs se frôlent dans un duo aux yeux clos sur la version de Celibidache (...). odile Duboc a su apprivoiser au fil du temps une sorte de musicalité organique qui ne craint pas de se confronter à une partition aussi connue que celle de Ravel. Evitant le poncif, la respiration charnelle de la danse circule à l’intérieur de l’œuvre-boléro comme un fluide électrique à charge lente (...).’’

Jean-Marc Adolphe

  

"Ce duo, concentré en un point de la scène, se laisse envelopper par la musique sans jamais être envahi. Il sculpte avec lenteur une matière commune qui tient de l’abandon et de la douceur, de l’attirance, du désir, de la fusion et de l’arrachement.’’ 

Odile Duboc

 

‘‘C’est un duo où l’on navigue entre effleurer et entrer dans la chair. Le voyage consiste à entrer dans la matière.’’

Emmanuelle Huynh

 

‘‘(...) Les trois duos présentés dans la salle 900 recelaient tous des beautés enivrantes. Déjà vu, mais toujours à admirer, le Boléro 2, extrait des trois boléros d’odile Duboc, dans lequel Emmanuelle Huynh et Boris Charmatz semblent littéralement épouser les flux et reflux de la partition (...). Même sentiment de force gracieuse entre Boris Charmatz et Christophe Ives, dans le duo extrait de Con Forts Fleuve, créé par le premier nommé (...). Le duo du Faune et de la Grande Nymphe, extrait de L’Après-midi d’un faune de Nijinski (...) venait parachever ces beaux instants dansés.’’

Ouest France, 7 décembre 2007

Danseur et chorégraphe, Boris Charmatz a signé une série de pièces qui ont fait date, d’Aatt enen tionon (1996) à enfant (2011). En parallèle, il poursuit ses activités d’interprète et d’improvisateur (avec Saul Williams, Archie Shepp et surtout Médéric Collignon). Directeur du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne depuis janvier 2009, Boris Charmatz propose de le transformer en un Musée de la danse d’un genre nouveau. Artiste associé de l’édition 2011 du Festival d’Avignon, Boris Charmatz crée à la Cour d’honneur du Palais des papes enfant, pièce pour 26 enfants, 9 danseurs et 3 machines, et propose Une école d’art, un projet Musée de la danse – Festival d’Avignon. Il cosigne avec Isabelle Launay Entretenir/à propos d’une danse contemporaine (Centre national de la danse/ Les Presses du Réel/ 2003) puis signe « Je suis une école » aux Editions Les Prairies Ordinaires.

Plus d’informations sur : www.museedeladanse.orgwww.borischarmatz.org

 

Emmanuelle Huynh crée en 1995 le solo Múa qui place la collaboration avec des artistes de champs différents au cœur de son travail. Elle poursuit ensuite son travail chorégraphique avec des projets croisant des praticiens issus de champs disciplinaires les plus variés : astrophysicien avec Distribution en cours en 2000, plasticiens (Bord, tentative pour corps, textes et tables en 2001 ; Numéro en 2002 ; La Feuille en 2005), écrivains, poète, maîtresse Ikebana (Shinbaï, le vol de l’âme en 2009), ou encore avec d’autres chorégraphes comme pour Monster Projet (2008), collaboration avec le chorégraphe japonais Kosei Sakamoto. Elle crée Cribles au festival Montpellier Danse 2009 et la version Cribles/live en 2010, avec les musiciens des Percussions Rhizome interprétant en direct Persephassa de Xenakis, partageant l’espace des danseurs et du public, selon la pensée du compositeur. Elle crée en mars 2012 Augures, variation performée à partir des tensions perpétuelles que suscite le devenir de chaque individu. Elle dirige depuis 2004 le Centre national de danse contemporaine à Angers.